Interview d'amour


Sony / TCM-354V cassette-corder

Interview Bureau d’Amour w/ Les Petits Pilous @ LOFT

Text

02:30 ! un Gong qui n’en est pas vraiment un, nous rappelle notre impératif.
C’est rendez-vous avec les Petits Pilous.
Le gardien des clefs au chapeau de paille nous ouvre les portes du LOFT bar.
Ambiance feu de bois, têtes de cerfs & mobilier ( s.v.p ! )
on appuie sur le bouton rouge
1.2.3 Amour !

Oiseau : Alors, on commence par le classique un peu. Présentations

Les Petits Pilous : Bonjour ! Bonsoir !

Anthony : Heuu, Les Petits Pilous. Anthony et Jean-Patrick, voilà. Cousins

Oiseau : Cousins !

Anthony : Ouais

Oiseau : Ok ouais

A : Eeet, voià (rires)

O : Ca a commencé comment ?

A: Par hasard

Jean-Patrick : ouais un peu ouais. Par hasard

O : Une rencontre, comme ça

LPP : Ouais bah non, nous on se connaissait !

Chat : Bah oui ils sont cousins

(rires)

O : ouais c’est vrai, une rencontre par hasard « ah tiens nous sommes cousins » c’est vrai… ( il faut savoir suivre une conversation dans un milieu social )

LPP : heeeu

JP : Je sais pas, ouais. Para One avec ( we on the rocks ? )… grosse gifle. Après on c’est dit « ouais on va peut-être faire de la musique » et c’est cool

O : Ok

JP : On a fait un Myspace et on a été signé assez vite par Boyznoise

C : C’est vrai que c’est monté super vite en fait

JP : ouais ouais, ça a été assez rapide

C : Parce que en fait vous avez fait…

A : Hé j’ai la même table à la maison, c’est Ikea !

C : Je crois que j’ai la même dans ma chambre

A : sérieux ? C’est Ikea !

O : Je pense que je l’ai aussi à part ca

(rires)

A : Ah ça déchire quoi

C : C ‘est de la tuerie. Bon ils (le Loft) auraient pu plus investir…

A : on aime tous la Suède, hein. D’un côté ou d’un autre. On est obligé

C : ouais

O : Production de masse, tout le monde a la même table

A : Ah ouais ouais

(rires)

O : Heuu, ouais donc vous touchez à des instruments un peu avant… ?

JP : Non

O : Pas du tout alors?

A : Lui il a fait un peu de piano.

JP : Ouais voilà. Mais petit hein.

(rires)

O : ok

A: Et par la suite, j’ai fait un peu de batterie. Mais… c’est pas plus mal de pas savoir

(rires)

C : Donc en fait, c’était vraiment l’envie de mixer et puis…

A : Bein c’est la recherche du son, en fait, qui nous a beaucoup intéressé.

Cette espèce de son caractéristique de l’époque où on s’est mis à faire ça, avec de la disto et tout ça et tout. C’est ça surtout qui nous intéressait et maintenant c’est toujours dans cet esprit là mais on cherche pas faire, je pense que ça s’entend, mais on cherche pas à faire des mélodies de dingue ou à faire pleurer les gens.


C : c’est cash.

A. On cherche plutôt à trouver de l’énergie ou.. même dans les trucs plus calme qu’on peut faire on essaye de mettre de l’énergie dedans quoi.

C : ouais, d’ailleurs c’est ça qui m’a,un peu, enfin j’écoute et j’étais là « wow » la question qui m’est venue en fait c’était : Les Petits Pilous c’est français, enfin c’est Corse, heu c’est français aussi, ?
C’est Corse quoi…

LPP : Eu… Corse en France ouais

C :
… et c’est sur Boys Noize, et comme tu l’as dit avant vous avez été signé tout de suite chez eux. Donc ça a été un truc genre ils se sont dit « Wow eux ils ont un son qui nous correspond, on va les prendre » ou comment ça c’est fait ?

A : Bein je pense que c’est plutôt Boys Noize qui a aimé les sons et après c’est nous plutôt qui avons dit « ça c’est super » parce que ça correspond, l’état d’esprit du label quoi, avec nous

C : C’était une connexion comme ça

O : Cet état d’esprit, vous pensez qu’on peut le retrouver dans des labels français ou c’est totalement…

A : Ouais ouais, bien sûr, il y’a… c’est pas des choses qui se ressemblent et il y a des turbines un peu partout donc ça peut se retrouver partout.

Mais ça va plus être sur des EP’s ou le EP de quelqu’un va être un peu turbine mais le suivant va être…

Nous on est plutôt content d’être chez Boys Noize, on pense que ça nous correspond bien. Maintenant on a commencé là-dessus donc les gens ont associé les deux choses ensemble. Et c’est pas plus mal parce qu’on est bien content c’est pas…


C : ouais ça sonne assez logique en fait

A : Ouais, parce qu’on est parti là-dessus mais si on était parti autre part, peut être que ça aurait été différent, mais…

O : Avant que vous signiez, on entendait déjà un son qui faisait vraiment Boys Noize, c’était carrément tracé quoi.

A : Et bien, tant mieux

(rires)

O :
Sinon, au niveau de la production, vous vous répartissez les tâches ? Il y a quelqu’un qui est plus clavier, plus batterie ou c’est vraiment…

A: Bein, on travaille un peu séparément et on se rejoint au final. Au final, l’un sans l’autre ça serait pas Les Petits Pilous et …

O : C’est vraiment un ensemble quoi

A : Ouais, après y a pas de… chacun ses petites préférences mais c’est pas non plus distinct dans la production.

JP : T’es quand même plus batterie

A :
Ouais mais alors après ça t’empêche pas de faire de la batterie

JP :
Ouais c’est sûr voilà. On se met pas de barrière non plus quoi.
Je peux faire une batterie et lui un clavier.


C : ça me fait penser un peu à nous, finalement ( note : merci Chat, pertinent)

Ouais, comme vous êtes sur un label allemand, est-ce que vous pensez qu’au niveau français, parce qu’il y a eu plein de buzzs, genre je pense un peu, à Daft Punk à l’époque on en parle c’est logique voilà et après y a eu Ed Banger et tout ces trucs

En France, est-ce que c’est entre guillemets mort ou est-ce-que c’est plus l’exportation qui compte ?

A : Non non. Je pense, après avec Internet et tout, je veux dire nous les gens nous considèrent comme français. Le label, après c’est un support en fait pour les sorties, tout ça et tout. Même au final, maintenant, c’est quoi le son de tel endroit ? C’est quoi le son de…

JP :
Maintenant tout le monde fait un peu de tout maintenant

A : Je pense que ça existe plus avec Internet, un gars… voilà on va prendre Proxy bon il a son son à luiqui fait sentir la Russie et tout mais il aurait pas été de Russie, je sais pas, y a quand même un son, ces influences il ne les a pas prit qu’en Russie

C : nan c’est clair

A : Comme tout le monde…

C : C’est vrai qu’Internet ça apporte un truc différent

A :
Du coup tout le monde peut avoir la culture de tous les pays et après peut faire… y a justement sur le côté français, tout ce qui est mélodique et tout ça des sons supers bien comme et tout ça ça se retrouve ailleurs qu’en France.
Bien sûr les gens sont un peu plus exposés. Je sais pas si c’est mieux ou moins bien mais maintenant ça peut se retrouver partout


O : Ok. Sinon l’album, prévus quand ? C’est une pire impatience pour pas mal de gens ?

A : Bein, nous on travaille mais on fait sans pression

O : Vous êtes dessus tranquillement quoi

A : On est dans une optique d’album, mais on se met pas la pression. Ça sert à rien de sortir quelque chose de vite fait pour profiter de ce qui se passe maintenant

O :
Beaucoup de remixs entre temps, comme ça les gens…

A : Ouais bah nan là, au contraire, on a arrêté le remix pour essayer de pouvoir faire nos prods à nous mais c’est encore en discussion avec notre label. Nous on voit, on fait nos prods. Là ce soir je pense qu’on va distiller quelques sons nouveaux à nous mais c’est toujours en projet.

O : d’accord ok

A : On va pas se précipiter pour… en plus ça fait pas longtemps non plus qu’on fait ça. Ça fait peut être deux ans. Ça peut paraître long mais ça fait pas trop longtemps donc on peut pas… un album ça a besoin d’un caractère quand même je pense…

JP : Et on apprend tous les jours aussi. En prroduction on continue à apprendre, à s’équiper…

O :
C’est surtout ça qui aide au niveau du label. C’est que vous avez contacte avec des gens qui ont un peu plus d’expérience, qui viennent aider..

A : Mais même sans le label. C’est des rencontres…

JP : Ouais c’est ça

A : … c’est la chance de pouvoir tourner partout avec d’autres gens.

O :
Découvrir beaucoup de choses quoi

A: Nous on se met pas la pression. Y a aucune raison de se mettre la pression. Je pense pas que les gens nous attendent… on est pas SebAstian, on est pas … donc pour nous c’est cool on va essayer de faire quelque chose de bien et quand ça sortira on assumera mais pour l’instant…

C : quelque chose qui vaille la peine quoi

O : Sinon, vous aimez beaucoup les vocales,…

A : Ouais non non non

JP :
Ouais sur les remixs ouais peut-être

O : Ouais justement sur les remixs je trouve que vous ressortez vraiment soit les phrases, soit les trucs qui sortent le plus quoi

A : Bah on a quelques sons avec des voix, qu’on a enregistré…

“kkkkkkkkkkkerrrrrrrrrrff” tac.

Le vestige du bureau ( un vieux recorder Sony de la fin des années 80 ) nous lâche. . .

On ne le sera seulement qu’un jour après.

Retranscription de mémoire pour la suite.

Nous parlons de vocale fait maison, comme par exemple pour Housi qui a été enregistré par une amie à eux.

On discute des grosses claques, le dernier Krazy ballhead, l’EP Beef Jerky de Housemeister, Poney Poney & molto trous de mémoires…

On apprend qu’ils ont adoré mixer à Genève avec D.I.M & Thunderheist

Et on pose la grande question pour certains :
Avec quels logiciels composez vous ?
LPP: En premier lieu avec Reason, mais maintenant c’est tout avec Ableton live

quelque rire & nous quittons le loft bar, c’est l’heure de tendre l’oreille.

bon live
bon moment avec eux

Les Petits Pilous

-Oiseau & Chat



June 01, 2009, 2:26pm

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